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Livres italiens - Nouveautés février 2012

martedì 28 febbraio 2012 di Evolena

Parmi les nouvelles sorties de ce début d’année 2012, avec le concours de la librairie italienne La Libreria à Paris, nous avons sélectionné pour vous quelques bons livres italiens récemment traduits en français: “La Comtesse de Ricotta” de Milena Angus, “Les Traîtres” de Giancarlo De Cataldo, “Canal Mussolini” d’Antonio Pennacchi et “Alphabets” de Claudio Magris.

CONSULTEZ AUSSI CE LIEN: NOUVEAUTES PREMIER TRIMESTRE 2013

LA COMTESSE DE RICOTTA, de Milena Agus
traduit de l’italien par Françoise Brun
Editions Liana Levi «Littérature étrangère»
Parution : 1er mars 2012
Prix indicatif :13,20 €

La splendeur ancienne n’est plus, le palazzo familial se délabre, la plupart des appartements ont été vendus et les trois soeurs se partagent ceux qui restent. Seule l’aînée, Noemi, rêve de reconquérir le faste perdu et de restaurer la demeure sur les hauteurs de Cagliari. Les deux autres s’accommodent de la déchéance. Le sujet sur lequel en revanche toutes les trois s’accordent est l’amour imparfait. Toujours imparfait. Pour Maddalena, qui s’adonne avec persévérance à une sexualité fiévreuse, le désir d’enfant n’est pas satisfait. Pour Noemi, l’objet de l’amour est fuyant et dédaigneux. Quant à la plus jeune, la fragile comtesse de Ricotta, on dirait que la vie entière lui échappe. Comme les objets de ses mains maladroites. Comme l’étrange petit garçon qu’elle élève seule. Mais peut-être que l’espoir se cache tout près, juste de l’autre côté du mur…
Milena Agus nous emporte à nouveau dans son univers si particulier où se côtoient désenchantement et magie lumineuse.

«Un roman plein de poésie et de vie.» Elle (Italie)


LES TRAÎTRES, de Giancarlo De Cataldo
Traduit de l’italien par Serge Quadruppani
Éditeur : Métailié
Parution : 2 février 2012
Prix indicatif : 23,50 €

1844. En Calabre, au cours d’une expédition de partisans qui se heurte à l’indifférence des paysans qu’ils voulaient soulever et à la trahison du bandit Calabrotto, le jeune Lorenzo arrache au bûcher Striga, une sorcière muette. Pour éviter le peloton d’exécution, Lorenzo accepte de devenir un traître à la solde de l’Empire austro-hongrois. Plus tard, à Londres, placé auprès de Mazzini, père de la nation italienne, il sera mêlé à un demi-siècle d’intrigues, d’attentats, de complots et de soulèvements. Il retrouve Striga aux côtés de Terra di Nessuno, l’héroïque guerrier sarde, et de toute une société londonienne extravagante, le peintre Rossetti, l’aristocrate Lord Chatam et la très belle et très désirée Lady Cosgrave, ardente révolutionnaire.

Nous sommes transportés de révolutions en réceptions somptueuses, de tavernes milanaises en sordides prisons napolitaines, des rues de Palerme en flammes aux chais du marsala, des bordels anglais aux ghettos de Rome et aux laboratoires où s’inventent les premières machines à calculer.

Faisant ici montre d’une puissance créatrice incomparable, Giancarlo De Cataldo nous restitue horreurs et splendeurs d’une époque encore en résonance profonde avec la nôtre. Maniant l’ironie de l’essayiste et la science du feuilletoniste, il sait nous attacher aux destins individuels d’une nuée de personnages, historiques ou romanesques. À travers cet opéra somptueux, nous assistons à la naissance de l’Italie, accouchée par les complots de politiciens, de terroristes et de mafieux.

Une rencontre est prévue à La Libreria le 16 mars à 19h avec Giancarlo De Cataldo autour des "Traîtres".


CANAL MUSSOLINI, d’Antonio Pennacchi
traduit de l’italien par Nathalie Bauer
Editions Liana Levi «Littérature étrangère»
Parution : 5 janvier 2012
512 pages – Prix indicatif : 23 €

"C’est une histoire de tribu, avec le père, Peruzzi, sa femme et leurs dix-sept enfants. Là-bas, dans le nord de l’Italie, quand un gamin est malade, on n’appelle pas le médecin: la grand-mère allume une bougie et se met à prier. Les temps sont rudes au début du XXe siècle, en Vénétie, et les paysans vivent de métayage et de privations. Peruzzi devient naturellement socialiste, un vrai rouge qui lutte contre l’inégalité sociale. Dans ce combat, il rencontre un jeune homme, plus radical que lui: il s’appelle Benito Mussolini, sympathique et beau parleur.

C’est une saga historique, qui décrit l’exode de trente mille paysans. Par familles entières, ils participent à un chantier de damnés: l’assèchement des marais Pontins, au sud de Rome, pour creuser un canal de trente kilomètres afin d’édifier de nouvelles villes. On y meurt comme des mouches, d’épuisement et de malaria. Là, chez les Peruzzi, on passe du rouge au brun - du socialisme au fascisme - par colère contre les riches, et non par idéologie. Pour eux, pour des milliers d’autres, Mussolini est un homme qui veut redistribuer les terres aux pauvres.

C’est l’aventure d’un pays qui tourne parfois à la commedia dell’arte, où les voyous séduisent les femmes les plus belles et les enfants les plus naïfs.
Antonio Pennacchi (né en 1950) en a fait un western familial dont il est l’ultime rejeton, né pour raconter un monde qui rêvait d’égalité sociale et se retrouve en guerre du côté de Hitler et des lois antijuives. Il fallait du culot, et un vrai talent de conteur, pour oser dire l’inavouable, et en outre rendre hommage au monde paysan. Pennacchi a obtenu en 2010 le prestigieux prix Strega pour ce “Canal Mussolini”: une sorte d’Autant en emporte le vent à l’italienne, où Scarlett se prénomme Armida et sait dresser les hommes politiques comme ses enfants et ses abeilles."
(Christine Ferniot - Telerama n° 3240 - 18 février 2012)


ALPHABETS, de Claudio Magris
traduit de l’italien par Jean et Marie-Noëlle Pastureau
Gallimard , Paris - collection L’arpenteur
Parution : février 2012
Prix indicatif : 28,50€

Jorge Luis Borges se plaisait à dire qu’il laissait à d’autres le soin de se glorifier des livres qu’ils avaient écrits, car il préférait pour sa part tirer gloire des livres qu’il avait lus. Cette anecdote donne le ton d’Alphabets, ouvrage dans lequel Claudio Magris nous convie à un long voyage à travers des livres qui ont laissé en lui une durable empreinte.

La littérature est à ses yeux une expérience de vie. Elle soutient ou attise l’intensité de notre existence et en dilate infiniment les confins. Au terme d’un vaste et passionnant périple qui nous emmène à la rencontre de nombreux écrivains et qui explore des thèmes aussi divers que la colère, le courage, la mélancolie ou la guerre, Alphabets se conclut par une réflexion lucide et nuancée sur les rapports entre littérature, éthique et politique. On s’aperçoit alors que, dans ce nouveau livre, le grand écrivain triestin a dessiné en filigrane une sorte d’autobiographie littéraire, comme dans le célèbre apologue borgésien dans lequel un artiste peint des paysages, des montagnes, des îles et s’aperçoit au soir de sa vie qu’il a en réalité composé son autoportrait.

Evolena
En collaboration avec La Libreria

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