Altritaliani
Théâtre

Reprise de "Moi, Caravage" de et par Cesare Capitani, au Lucernaire

Tarif préférentiel pour nos internautes de 16€ au lieu de 26€.
mercoledì 21 dicembre 2016 di Evolena

Un fascinant autoportrait en clair-obscur de Michelangelo Merisi, dit Caravage, la confession palpitante de l’artiste maudit, ponctuée comme dans un rêve éveillé par des chants a cappella de Laetitia Favart. Cesare Capitani fait revivre avec passion cet artiste rebelle qui a bouleversé à jamais la peinture par son oeuvre d’un réalisme brutal et d’un érotisme troublant. Reprises du 11 janvier au 12 mars 2017 à 18h30 et 16h le dimanche. Tous les mardis la représentation aura lieu en italien.

Comédien, metteur en scène et auteur, Cesare Capitani, ressuscite le Caravage sur scène. Il s’est inspiré de «La Course à l’abîme», un livre de Dominique Fernandez (Éd. Grasset), pour incarner le peintre milanais à la réputation sulfureuse, doué, mais excessif dans ses sentiments. Un spectacle intense, fort et émouvant.
Au total, depuis sa création en 2010, 430 représentations - en français comme en italien - d’un spectacle au parcours exceptionnel… Rien de plus naturel que de revenir dans l’écrin du Lucernaire, avec toujours pour l’équipe artistique l’envie d’enrichir le spectacle, d’apporter de nouvelles nuances, de nouveaux enjeux…, avant de partir au printemps 2017 à la conquête de l’Italie.

Ce qu’en dit Dominique Fernandez (avril 2010) :

« En écrivant “La Course à l’abîme”, roman qui tente de ressusciter par l’écriture la figure du peintre Caravage, je ne pensais pas voir jamais ressurgir celui-ci, sous mes yeux, en chair et en os, cheveux noirs et mine torturée, tel que je me l’étais imaginé, brûlé de désirs, violent, insoumis, possédé par l’ivresse du sacrifice et de la mort. Eh bien, c’est fait : Cesare Capitani réussit le tour de force d’incarner sur scène cet homme dévoré de passions. Il est Caravage, “Moi, Caravage”, c’est lui. Il prend à bras le corps le destin du peintre pour le conduire, dans la fièvre et l’impatience, jusqu’au désastre final. »

Le spectacle :

Caravage se confesse et revit sous les yeux du spectateur toute son existence : l’enfance dans le petit bourg lombard, l’approche de la peinture, les premiers ennuis avec la justice, la fuite à Rome... Là, le jeune Michelangelo, avec quelques tableaux d’une puissance et d’un érotisme jamais vus, révolutionne la peinture et connaît la gloire : les princes le courtisent, les cardinaux le protègent ... Mais voilà : il est de caractère violent et asocial. C’est un rebelle : il refuse tout compromis, toute facilité que lui assurerait son talent. Son mode de vie est une provocation constante, ses œuvres un affront perpétuel à la morale : il aime les femmes et les hommes, il prend comme modèles des prostituées et des voyous, il est toujours prêt à sortir son épée… Les procès à son encontre se multiplient, ainsi que ses séjours en prison. Il tue un homme et il est condamné à mort. Il s’enfuit et erre entre Naples, Malte, la Sicile… Il meurt mystérieusement sur une plage au nord de Rome : il n’a pas encore quarante ans.

Note d’intention :

Lorsque Cesare Capitani m’a proposé de mettre en scène “Moi, Caravage”, j’ai tout de suite été captivé par ce texte, à la fois ambitieux et intelligent. La part de fantasme que cette vie énigmatique renferme, m’a séduit. C’est à une leçon de liberté qu’il nous invite. Comme s’il nous autorisait à prendre tous les risques, à concevoir toutes les interprétations.
Cette liberté, Cesare l’a prise dans une réécriture très rythmée qui nous plonge au coeur de la vie accidentée et passionnée de ce génie. Cette liberté, je la saisis également pour tenter de peindre cette histoire. Dans ce travail, j’accorde une place centrale à la lumière : elle met en scène les acteurs, sculpte l’espace. Les personnages travaillent cette lumière en direct, en composant leur propre espace.
Sur scène, Caravage et son double, son alter ego, à jamais indissociables. Leurs visages, leurs voix, leurs vibrations se mêlent. Il y a de la sensualité dans cette communion avec l’autre, comme une quête de soi-même. Peut-être une forme de schizophrénie ? Oui, car au travers de ce binôme c’est l’immense solitude du génie que l’on ressent, c’est le silence d’un cri qu’on entend. Le cri du silence.
Stanislas Grassian (metteur en scène)

Moi, Caravage, de Cesare Capitani
avec Cesare Capitani et Laetitia Favart
mise en scène de Stanislas Grassian
Création juillet 2010 Festival d’Avignon Off au Théâtre des Amants.
Production COMME IL VOUS PLAIRA

TARIF PREFERENTIEL POUR LES LECTEURS D’ALTRITALIANI ET ASSOCIATIONS ITALIENNES DE PARIS
16€ au lieu de 26€
Les personnes intéressées peuvent réserver au 01 42 22 66 87 ou par mail à relations-publiques@lucernaire.fr

Théâtre du Lucernaire
53, rue Notre Dame des Champs, 75006 Paris
M° Notre Dame des Champs

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