Altritaliani

Privatisation de la Poste. Le gouvernement nous mène en bateau.

La privatizzazione della posta in Italia e Francia
sabato 17 ottobre 2009 di Julien Puig

Comparazione tra la privatizzazione della posta italiana e quella imminente in Francia. Breve articolo in lingua italiana e francese per saperne di più….ma la sensazione è che i cittadini vorrebbero un ritorno al passato.

Con questo articolo, volutamente in italiano e francese, proviamo ad accostare quanto avviene in Italia con ciò che potrebbe avvenire in Francia, a proposito delle poste. In Italia la privatizzazione è u n mezzo bluff. La gloriosa PT, Poste e Telecomunicazioni, ente statale orgoglio del Paese, con le ex FS, Ferrovie dello Stato, mille volte rappresentato in tanti celebri film del cinema italiano, è oggi la Poste Italiane spa. Una società che per il 65% è a capitale pubblico e per il resto della Cassa deposito e prestiti, una “controllata” dello Stato. Di fatto di privato, apparentemente, ce n’è veramente poco.

Invece di privato c’è una serie di appalti concessi a società private per la consegna di raccomandate, poste celeri (a proposito che fine hanno fatto?), pacchi ed altro. L’immagine degli uffici è divenuta curatissima. Gli spogli e a volte romanticamente squallidi uffici postali di una volta, sembrano oggi allegre boutique, dove si vende di tutto. Non solo buste, cartoline e francobolli (sempre più sostituiti dai timbri della posta prioritaria, che ormai di prioritario ha solo il nome), ma anche libri, carte da regalo, materiali di cartoleria, finanche ciondoli, dvd, cd musicali e materiali per computer, telefonia, cellulari. Una entrata a gamba tesa sugli affari delle piccole cartolerie e librerie di quartiere oggi sempre più messe in difficoltà da questa ulteriore invasione di mercato (non bastassero i super market, le mega librerie ed altro). Ma quello che ci si chiede quale è l’efficienza del servizio, dopo questa “privatizzazione”.

Davvero scarsa. Intanto, perché una volta l’impresa pubblica era costretta ad assunzioni definitive ed oggi le diverse leggi che consentono assunzioni a termine (leggi precariato), permettono un continuo ricambio di personale, utile allo Stato per sostenere orgogliosamente che la disoccupazione è diminuita (non certo la piena occupazione) ma ha un effetto disastroso sul piano organizzativo e sociale.

Avere personale che cambia ogni quattro o sei mesi significa avere un personale in ansia, poco responsabilizzato, demotivato dalla finitezza del proprio incarico. Inoltre il frequente ricorso a ditte private per la distribuzione della posta determina un continuo scarica barile di responsabilità tra uffici postali e piccole società appaltate a tutto danno dei cittadini, che spesso si vedono perdere la propria posta, o, nella migliore delle ipotesi si vede recapitare continui avvisi di posta giacente presso gli uffici postali che va ritirata entro trenta giorni, pena la restituzione al mittente, con il catastrofico effetto di continua folla agli uffici postali, con vecchi, disabili, persone indaffarate costrette ad estenuanti attese per ritirare quanto gli doveva essere recapitato.

In Francia, per fortuna c’è ancora in Italia c’era una volta il postino di quartiere, che conosceva la sua clientela, con la quale costruiva spesso anche una gradevole socializzazione. Specie con tante vecchine, pensionate, che magari offrivano il caffè in cambio di qualche minuto di compagnia, quando il postino bussava due volte e non trovava il suo cliente a cui consegnare la racc.ta, magari ripassava al ritorno, conoscendo le abitudini di persone con cui aveva rapporti almeno settimanali quando non quotidiani. Se la cassetta della posta era rotta o il nome dell’inquilino sopra scolorito, poeticamente il postino la riconosceva, avendo lì per anni depositato cartoline, lettere, telegrammi a volte piene di speranze, di dolore, d’amore, tristi, allegre, burocratiche.

Quel mondo è finito; messo a dura prova dalla posta elettronica e oggi da questa privatizzazione che l’Europa vorrebbe imporre ma a cui molti cittadini d’Europa non si rassegnano, malgrado una società sempre più d’immagine e priva di scrupoli, togliendo ogni poesia alla quotidianità della vita, voglia, come sempre, imporre le gelide leggi del mercato. All’Europa si potrebbe chiedere: “Se per una volta stupissimo il mondo ed in controtendenza si decidesse che ciascun paese nazionalizzasse il proprio servizio, siamo sicuri che sarebbe un errore?”.

Nicola Guarino

***

Malgré les plus de 2 120 000 voix qui se sont élevées contre la privatisation de La Poste jusqu’au samedi 3 octobre, le gouvernement n’a pas bougé d’un pouce sa réforme du statut de La Poste.

Il est prévu d’examiner le projet de loi dès le 3 novembre au Sénat et cela malgré une mobilisation beaucoup plus massive que prévue. La contestation s’est notamment fait sentir dans les zones les plus défavorisées de l’Hexagone ainsi que dans le milieu rural. L’Ile-de-France est bien sûr en tête mais la région Midi-Pyrénées la suit de près. Le Midi « rouge » n’a pas perdu de son grade.

Pourtant Christian Estrosi, Ministre de l’Industrie, a annoncé au Monde le 2 octobre que cette votation citoyenne n’avait à ses yeux « aucune légitimité » étant donné que des « socialistes » avaient exécuté le dépouillement. Le raccourci est un peu court. Le Comité contre la privatisation de La Poste était en fait composé de syndicats de l’entreprise publique, soutenu par des associations et des partis de gauche, dont le Nouveau Parti anticapitaliste d’Olivier Besancenot et le Parti socialiste. Cependant il ne s’agit pas d’une initiative de Martine Aubry ! Le Ministre de l’Industrie réaffirme en revanche que l’évolution du statut de La Poste en société anonyme au 1er janvier 2010 n’ouvrira pas la voie à une privatisation de l’entreprise. On peut émettre de sérieux doutes à ce sujet.

*Primo : pourquoi changer le statut de la Poste si ce n’est pour la privatiser ! Il ne faut pas prendre les Français pour des imbéciles dépourvus de toute logique.

*Secondo : le projet de loi précise qu’il s’agit de faire passer La Poste du statut d’Etablissement public industriel et commercial (Epic) au statut de « société anonyme dont la totalité du capital social sera détenue par l’Etat ou par des personnes morales appartenant au secteur public ». On a peine à trouver la faille, dans quel intérêt changer le statut de l’entreprise ? L’Etat ne sera plus obligé de la financer directement et entièrement, mais passera par la Caisse des Dépôts et Consignations, une institution financière publique qui gère des fonds publics et privés. Ecco !

Néanmoins cela ne veut pas dire, bien sûr, que l’on arrive forcément à une privatisation complète de la Poste. Cependant on se souvient que grâce à ce changement de statut d’Etablissement public industriel et commercial (EPIC) vers un statut de société anonyme, le gouvernement avait déjà pu privatiser progressivement Gaz de France (GDF) en 2004, et ce, malgré le discours convaincu de Nicolas Sarkozy : « On ne viendra pas à la privatisation, c’est clair, simple et net. Il n’y aura pas de privatisation d’EDF et Gaz de France, c’est clair, c’est simple et c’est net. »

L’Histoire en aura décidé autrement… Alors, on pourrait tout simplement baisser les bras et devenir fataliste, se persuader que le capitalisme ne changera jamais, qu’il ne tirera jamais de leçon des crises, que les ex- « usagers » de la Poste ne seront dorénavant plus que des clients, des sources de revenus. On peut se dire que la Poste ne peut plus tenir, qu’elle doit entrer dans la compétition, que de toute façon l’activité Colis est déjà privatisée, que c’est inévitable, qu’il faut suivre le cours des choses, l’Europe, le progrès, laisser faire la loi du marché.

Et pourtant, non ! Privatiser n’est pas forcément aller dans le sens de l’Histoire. Bien sûr c’est l’avis d’Olivier Besancenot, leader du Nouveau parti Anticapitaliste (NPA) qui le 3 octobre clamait que cette votation citoyenne était un exemple à suivre, un refus de suivre le cours des choses et de subir le « diviser pour mieux régner », devise de Nicolas Sarkozy (socialistes et trotskystes ont monté cette action et ont dépouillé ensemble).

Mais refuser ce capitalisme qui mène au suicide (25 employés dans la même entreprise, ça fait tout de même beaucoup !), ce n’est pas forcément vouloir tout détruire, vouloir le chaos. Muhammad Yunus a prouvé avec le lancement du microcrédit et son livre Vers un nouveau capitalisme qu’une autre voie est possible, qu’il y a un juste milieu entre être une ONG, une organisation caritative et une Firme multinationale (FMN).

De la même manière en reprenant le cas plus précis du service public, les contre exemples sont nombreux s’agissant de la privatisation. La poste privatisée au Royaume Uni a coûté 1,5 milliard de livres au contribuable et doit être renationalisée en catastrophe. Aux Etats-Unis l’US Postal Service n’exerçant pas l’activité de Banque, est subventionnée par des fonds fédéraux. Ce n’est donc pas copier nos amis Anglo-saxons que de privatiser.

D’autre part, La Banque postale française créée en 2006, n’a perdu « que » 60 millions d’euros dans la faillite de Lehman Brothers avec la crise de 2008. Xavier Bertrand avait affirmé qu’internet était un danger pour la Poste et justifiait sa privatisation prochaine. Mensonge ! L’activité Colis, Chronopost etc. rapporte beaucoup à la Poste au travers de sites internet comme E-Bay ou Priceminister. Le chiffre d’affaires du Colis Express (qui regroupe Chronopost spécialisé dans la livraison rapide en 24h, et Colisposte livré en 48h) en témoigne : En 2004 : 3,48 milliards d’euros, en 2005 : 3,68 milliards d’euros ; 2006 : 4,17 milliards d’euros, en 2007 : 4,5 milliards d’euros et enfin en 2008 : 4,7 milliards.

Si malgré tout, notre gouvernement décide de condamner la Poste au même sort que ses confrères téléphonique, électrique et gazeux, il suffit de regarder ce qu’est devenu la « Deutsche Post » depuis sa privatisation, il y a douze ans de cela. Notre confrère Outre-Rhin n’a plus le monopole du courrier ni du colis depuis 1998.Il a dû également céder le secteur des lettres en janvier 2008. Les vieux bureaux de poste jaunes sont appelés à disparaître définitivement d’ici 2011, trop coûteux ! Il faudra aller chercher son courrier au supermarché discount Aldi (pratique !), chez l’épicier ou le boulanger du coin. Certes, grâce à la privatisation, le groupe est devenu leader mondial de la logistique, a racheté Danzas (Suisse), Air express International, Ducros (France), ASG (Suède), et DHL (Etats-Unis). Plus de la moitié de son chiffre d’affaires est réalisé hors Allemagne. L’ouverture à la concurrence a créé 46 000 nouveaux emplois… dont la moitié ont été supprimés un an après. La même Deutsche Post pratique en Hollande des salaires inférieurs de 66% à ceux de la poste hollandaise. Le timbre allemand est depuis longtemps le plus cher d’Europe. Le volet bancaire, la Post Bank, a failli être mis en vente l’an dernier pour dix milliards d’euros, la crise a fait reculer cette décision. L’Etat allemand, encore actionnaire, y est tout de même réticent ; il s’agit de la plus grande banque de particuliers du pays.

Alors, certes, la Deutsche Post est un groupe puissant, international, bénéficiaire. Mais mérite- t-elle encore la fonction de banque portant le nom de la nation alors qu’elle délaisse les activités peu rentables, diminue drastiquement ses effectifs et s’enrichit à coût de rachats et de « diversification ».

Est-ce cela que nous voulons ? Un fantôme logistique, un alien ne correspondant plus à la réalité nationale ou locale, dont pas plus les employés que les clients ne comprennent le fonctionnement ? Voulons-nous qu’on ne puisse plus greffer aucune image sur le nom de La Poste, voulons-nous une entreprise n’ayant plus de bureaux, plus d’employés, que des machines ; à laquelle on ne puisse plus aller se plaindre en tapant du poing sur la table, qui fuit ses responsabilités, sa représentation auprès du client. Car il n’est pas besoin de traverser le Rhin pour se rendre compte que c’est bien cela la tendance. Les guichets RATP dans le métro ou le RER ferment les uns après les autres. Et si vous n’avez pas de monnaie, comment acheter un ticket ?

On pourrait aller plus loin, ce recul général du service de proximité, fruit de la privatisation, de la réduction des effectifs, du libéralisme, de l’obsession du rentable, engendre des situations dangereuses. Supprimer toute représentation humaine du Service RATP dans certaines gares engendre potentiellement un risque d’augmentation de la délinquance, du vandalisme. La vue d’un agent d’une autorité publique freine le désir de désobéissance et incite à rester calme. Les Anglais l’ont bien compris en postant un peu partout dans le centre de Londres des agents de police en uniforme traditionnel, c’est une présence à laquelle on s’habitue, on n’y prête quasiment plus attention. Le policier anglais fait partie du décor, la vue d’un policier français interpelle, voir fait peur, fait fuir…mais c’est un autre sujet.

De façon plus générale la disparition d’un établissement, de la représentation physique d’un service public quel qu’il soit (Poste, téléphonie, Gaz) pose un problème pratique mais aussi éthique. Ma maison se fait foudroyer, mon voisin me coupe ma ligne de téléphone, je n’ai plus internet. Que faire ? Où dois-je courir ? Puis-je recevoir de l’aide d’un quelconque service public, ou bien dois-je me débrouiller tout seul, aller voir mon cousin qui est « geek » en informatique ? Mon oncle qui a un ami à France Telecom

Julien Puig


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